C'est un jour comme les autres. A ma grande habitude je suis seule dans un coin, cachée derrière mes cheveux, à lire le dernier livre d'Amélie Nothomb. Cette même habitude me fait oublier tous les regards hautains, dédaigneux, méprisants de mes chers camarades de classe qui passent près de moi.
Notre cloche des temps modernes, aussi appelée sonnerie, retenti interrompant ma lecture. Deux heures de math m'attendent, encore deux heures insupportables. Insupportables parce que je déteste mon prof de math, ce petit castor qui sent tellement mauvais. Insupportables parce que les math moi je n'y comprends rien. Et surtout insupportables parce qu'on m'oblige à cohabiter avec Lui, cet être tellement aimé de tout le monde que je hais pourtant d'une force incroyable.
Bien sur comme la plupart de tous ces gens populaires il est relativement beau, du genre grand brun aux yeux bleus. Il paraît aussi qu'il est gentil,drôle et intelligent. Moi toutes ces qualités ça m'exaspère.
Lorsque j'arrive dans la salle, Il est déjà installé. Je tire bruyamment ma chaise, m'affale dessus et sors mes cahiers de mon sac. Lui me dévisage comme une bête curieuse puis comme toujours lâche un faible "Lu'" auquel je ne réponds pas. Je me demande chaque jour quand il se lassera.
Je dois vous avouez que ce n'est pas n'importe quel garçon, enfin aujourd'hui je le considère comme n'importe quel garçon mais il a été mon meilleur ami, celui avec qui je partageais absolument tout et puis un jour plus rien. C'est peut-être la raison pour laquelle il s'évertue à continuer de me saluer lorsque je m'installe près de lui.
Ce fichu cours de math est enfin terminé et par bonheur c'est la fin de la journée et qui plus est la fin de la semaine. Je prends le car pour rentrer chez moi mais pour faire durer le calvaire jusqu'au bout le car est bondé de pré-ado immatures qui font du bruit. Je suis enfin arrivée chez moi. Je me déshabille rapidement et me faufile sous ma couette. Il n'est jamais trop tôt pour dormir.
Le week end passe à une vitesse impressionante comparé au reste de la semaine.
On est donc de nouveau un lundi matin et de tous les jours au lycée c'est vraiment le jour que je déteste le plus. Il est 8h30 et j'entre en cours de math. Mon voisin n'est, semble-t-il, pas là aujourd'hui. Cette journée ne sera peut-être pas si nulle que ça finalement. Il est 12h30, l'heure de passer au self, l'heure pour moi de manger seule dans mon coin, l'heure où toutes les paires d'yeux qui se trouvent dans cette grande salle se tournent vers moi pour me regarder, me juger. Oui me juger, parce dans les lycées il y a toujours des groupes ce qui est tout à fait normal, ce qui l'est moins c'est de, comme moi, n'appartenir à aucun de ces groupes. A partir du moment où l'on est deux ça devient normal, être seul c'est être différent. Et souvent être différent c'est être exclu. Je suis exclue.
Avant, j'était avec Lui, on était deux, c'était normal. Aujourd'hui il est avec eux, je suis seule, je suis exclue.
Notre cloche des temps modernes, aussi appelée sonnerie, retenti interrompant ma lecture. Deux heures de math m'attendent, encore deux heures insupportables. Insupportables parce que je déteste mon prof de math, ce petit castor qui sent tellement mauvais. Insupportables parce que les math moi je n'y comprends rien. Et surtout insupportables parce qu'on m'oblige à cohabiter avec Lui, cet être tellement aimé de tout le monde que je hais pourtant d'une force incroyable.
Bien sur comme la plupart de tous ces gens populaires il est relativement beau, du genre grand brun aux yeux bleus. Il paraît aussi qu'il est gentil,drôle et intelligent. Moi toutes ces qualités ça m'exaspère.
Lorsque j'arrive dans la salle, Il est déjà installé. Je tire bruyamment ma chaise, m'affale dessus et sors mes cahiers de mon sac. Lui me dévisage comme une bête curieuse puis comme toujours lâche un faible "Lu'" auquel je ne réponds pas. Je me demande chaque jour quand il se lassera.
Je dois vous avouez que ce n'est pas n'importe quel garçon, enfin aujourd'hui je le considère comme n'importe quel garçon mais il a été mon meilleur ami, celui avec qui je partageais absolument tout et puis un jour plus rien. C'est peut-être la raison pour laquelle il s'évertue à continuer de me saluer lorsque je m'installe près de lui.
Ce fichu cours de math est enfin terminé et par bonheur c'est la fin de la journée et qui plus est la fin de la semaine. Je prends le car pour rentrer chez moi mais pour faire durer le calvaire jusqu'au bout le car est bondé de pré-ado immatures qui font du bruit. Je suis enfin arrivée chez moi. Je me déshabille rapidement et me faufile sous ma couette. Il n'est jamais trop tôt pour dormir.
Le week end passe à une vitesse impressionante comparé au reste de la semaine.
On est donc de nouveau un lundi matin et de tous les jours au lycée c'est vraiment le jour que je déteste le plus. Il est 8h30 et j'entre en cours de math. Mon voisin n'est, semble-t-il, pas là aujourd'hui. Cette journée ne sera peut-être pas si nulle que ça finalement. Il est 12h30, l'heure de passer au self, l'heure pour moi de manger seule dans mon coin, l'heure où toutes les paires d'yeux qui se trouvent dans cette grande salle se tournent vers moi pour me regarder, me juger. Oui me juger, parce dans les lycées il y a toujours des groupes ce qui est tout à fait normal, ce qui l'est moins c'est de, comme moi, n'appartenir à aucun de ces groupes. A partir du moment où l'on est deux ça devient normal, être seul c'est être différent. Et souvent être différent c'est être exclu. Je suis exclue.
Avant, j'était avec Lui, on était deux, c'était normal. Aujourd'hui il est avec eux, je suis seule, je suis exclue.
